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Qu'est-ce qu'un aliment biologique ? |
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Malheureusement, la réponse est NON.
Malgré le fait qu'aucun produit chimique ne soit utilisé pour produire les aliments biologiques, des traces de produits toxiques s'y retrouvent néanmoins.
Pourquoi ? Comment est-ce possible ?
La raison est que l'environnement dans lequel nous vivons et dans lequel sont produits les aliments biologiques est saturé de polluants chimiques.
Par exemple, certains pesticides chimiques se retrouvent dans les cours d'eau et dans les nappes d'eau souterraines, polluant les terres irriguées par ces eaux.
D'autres pesticides sont portés par le vent sur les champs avoisinants, pouvant parcourir plusieurs kilomètres de distance.
Le DDT, un insecticide puissant, interdit au Canada depuis 1972, mais qui a été largement utilisé pendant près de 30 ans avant qu'il ne fut prouvé qu'il était grandement toxique est si persistant qu'aujourd'hui encore, plus de 30 ans après son interdiction, on en retrouve des traces dans le sol.
Dans ces conditions, comment l'agriculture biologique pourrait-elle échapper à ces polluants ?
Mais attention, les aliments biologiques recèlent tout de même beaucoup moins de produits chimiques que les aliments issus de l'agriculture conventionnelle.
Si il est certifié par un organisme de certification accrédité ou reconnu par le CARTV (Conseil des appellations réservées et des termes valorisants).
Le CARTV est l'organisme mandaté par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) pour, entre autres, :
Ce n'est que depuis le 1er février 2000 que l'appellation "biologique", incluant tous les termes dérivés, est réservée au Québec, les termes dérivés étant tous les synonymes tels "organique", "écologique" et "biodynamique", et tous leurs diminutifs, comme par exemple "bio", "éco", etc.
Depuis cette date, tous les aliments portant l'appellation "biologique" et provenant du Québec doivent être certifiés par un organisme de certification accrédité par le CARTV.
Pour ce qui est des aliments portant l'appellation "biologique" en provenance de l'extérieur du Québec et vendus sur le marché québécois, ils doivent être certifiés par un organisme de certification agréé par le CARTV, c'est-à-dire un organisme de certification dont les normes de certification et les procédures de vérification sont équivalentes à celles exigées au Québec.
Les organismes de certification accrédités par le CARTV, c'est-à-dire les organismes qui ont des activités de certification à l'intérieur de la province de Québec, sont les suivants :
| GarantieBio-Ecocert Fondé en 1995 et accrédité en 1999 Associé avec Ecocert International Situé à Lévis (Québec) www.ecocertcanada.com |
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Organisme de Certification Québec Vrai Organisme sans but lucratif Fondé en 1996 et accrédité en 2000 Situé à Trois-Rivières (Québec) www.quebecvrai.org |
| QAI Inc. (Quality Assurance International) Fondé en 1989 et accrédité en 2000 Situé en Californie (USA) www.qai-inc.com |
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OCPP/Pro-Cert Canada, Inc. (OCPRO) Issu de la fusion de 2 organismes Fondé en 1991 et accrédité en 2002 Situé à Lindsay (Ontario) et à Saskatoon (Saskatchewan) www.ocpro-certcanada.com |
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Organic Crop Improvement Association International, Inc. (OCIA) Organisme sans but lucratif Accrédité en 2002 Situé au Nebraska (USA) www.ocia.org |
Les organismes de certification ont conçu des programmes de certification visant à contrôler chaque étape de la chaîne de production biologique.
Ces programmes, administrés avec rigueur et impartialité, ont pour but de garantir aux consommateurs qu'un produit certifié biologique respecte toutes les normes de l'agriculture biologique.
Ces normes sont compilées dans un cahier de charges.
Pour vérifier que les normes sont respectées, des visites annuelles et des visites non annoncées sont effectuées par les inspecteurs des organismes de certification sur les sites de production et de transformation.
Si les normes sont respectées, l'organisme de certification émet un certificat pour les produits contrôlés, valide pour 1 an.
Pour faire une demande de certification, le producteur agricole doit fournir des documents décrivant l'exploitation agricole et les techniques de production utilisées, conformes aux normes du cahier de charges de l'organisme de certification.
Un transformateur, quant à lui, doit fournir la description de son établissement engagé dans la préparation d'aliments, le tout conforme aux normes du cahier de charges.
Pour les producteurs agricoles se convertissant au mode de culture biologique, une période de transition est nécessaire avant l'obtention d'un premier certificat. Cette période de conversion est d'environ 3 ans.
Comme le processus de certification demande beaucoup d'interventions de la part des organismes de certification, les frais de certification payés par les producteurs et les transformateurs sont assez élevés… et payables chaque année.
L'étiquetage d'un aliment certifié biologique comprend obligatoirement :
De façon facultative, le logo de l'organisme peut aussi être apposé.
Pour les aliments vendus dans leur emballage d'origine, ces informations sont aisément vérifiables.
Par contre, pour les fruits et les légumes frais, ces informations n'apparaissent que sur la boîte dans laquelle ils ont été livrés, et cette boîte est rarement mise à la vue des acheteurs.
Fin (1ère partie)
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